Covid-19: La Ligue de football professionnel lance « un SOS » après avoir perdu 1 300 millions d’euros, la secteu – clicfoot

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Covid-19: La Ligue de football professionnel lance « un SOS » après avoir perdu 1 300 millions d’euros, la secteu

Covid-19: La Ligue de football professionnel lance "un SOS" après avoir perdu 1 300 millions d'euros, la secteu

« Il y a un vide qui ne peut être comblé par un mouvement de baguette magique », déplore Jean-Pierre Caillot, président du collège de Ligue 1. « Seul, on ne pourra pas avancer. »

La Ligue de football professionnel lance un appel d’urgence pour compenser ses pertes de 1,3 milliard d’euros dues, notamment, à l’absence de spectateurs lors des matches en raison de la pandémie Covid-19. « Il y a un SOS, c’est une zone sinistrée en ce moment même », a déclaré jeudi 11 février à franceinfo Jean-Pierre Caillot, président du stade de Reims, président du collège de Ligue 1.

franceinfo: Quelle est la situation?

Jean-Pierre Caillot: Nous faisons des programmes sans spectateurs depuis un an, nous n’avons plus de VIP et une de nos stations a échoué. Le football est en grand danger et aujourd’hui la direction nationale du contrôle et de la gestion estime les pertes des clubs de football à 1,3 milliard. Alors oui, il y a un SOS, c’est une zone sinistrée en ce moment même.

Est-ce un SOS envers l’Etat?

Absolument pas. SOS est général. Nous nous sommes concentrés sur nos accusations. Ce sont les salaires de nos joueurs avec lesquels nous sommes parvenus à un accord sur tous les points pour tenter de combler cet écart et sortir de la crise.

« Ce que peu de gens savent, c’est que les clubs de football sont de gros contribuables, car les joueurs gagnent leur vie mais paient beaucoup d’impôts, les clubs font de même. »

Jean-Pierre Caillot, président du Stade de Reims

Nous sommes de grands entrepreneurs régionaux, c’est pourquoi nous contribuons à l’économie quand tout va bien et qu’actuellement les choses vont mal comme d’autres secteurs et nous demandons à l’Etat de faire quelque chose pour nous car nous n’y arriverons pas seuls.

Vous avez demandé aux joueurs de baisser leurs salaires. Ont-ils été difficiles à convaincre?

Pas du tout, vous pouvez être à la fois footballeur et homme responsable. Ce n’est pas incompatible. Nous avons entamé un processus avec l’Union des footballeurs professionnels pour partager la situation et nous l’avons transmise à nos clubs. J’ai réuni tous mes joueurs, mon staff sportif et médical, je leur ai expliqué la situation qu’ils vivaient en général, je l’ai adapté au stade de Reims et aux pertes que nous subissons. Ensuite, j’ai demandé aux joueurs de faire un effort jusqu’à la fin de la saison et cela a été accepté à l’unanimité. C’est un effort qui impliquera un mois de cash, soit entre 2,7 et 3 millions d’euros sur toute ma masse salariale.

Je ne sais pas, chaque club a ses particularités. Nous avons des actionnaires de types différents, au PSG c’est un État, ailleurs ce sont des milliardaires, et dans d’autres, des propriétaires de PME comme moi. Nous avons des approches peut-être plus proches de nos joueurs en raison de notre taille et des relations que nous entretenons avec eux au quotidien.

Quel est le risque si la Ligue ne fait pas flotter ses comptes?

Je dis cela depuis des mois, nous avons toutes les charges mais devant nous nous n’avons aucun revenu. Vous n’avez pas besoin d’aller dans les grandes écoles de commerce pour comprendre qu’il y a un trou et qu’il ne peut pas être rempli d’une vague de baguette magique.

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