Éloge des séries éliminatoires – Tir dans le pied – clicfoot

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Éloge des séries éliminatoires – Tir dans le pied

Éloge des séries éliminatoires - Tir dans le pied

Formées dans la vaste opération de déclassement des équipes nationales, les étapes de qualification ont néanmoins le charme dur du football que nous aimons toujours.

Je t’aime. Vous avez le goût de ce qui disparaît et, en même temps, vous persistez. Matchs de qualification éternels, je t’aime. Bien sûr, vous vous êtes modernisé. Les stades féroces en marge de l’empire soviétique ont laissé la place aux arènes convertibles et, aux champs de pommes de terre, aux pelouses 100% acryliques, non moins perfides.

Mais ce sont les mêmes rivaux, ces équipes dont on ne connaît pas toujours la couleur du maillot et qu’on ne peut pas classer entre le moyen-bon, le moyen-acceptable et le moyen-pas-en-fait-complètement. . En espérant ne pas tomber contre le choix moyen des séries éliminatoires. Nous n’avons qu’une certitude: sa capacité à être douloureux.

Comment ne pas admirer une Ukraine qui fait match nul 1-1 en Csc, avec zéro tirs au but? C’est beau comme le football, les gars. Contre les grandes nations, ces équipes ne connaissent qu’une seule stratégie, avec peu de variation: se défendre en bloc de onze et croire que l’on peut encore marquer. Il gagne rarement, mais fait honte à n’importe quelle équipe.

D’autant que le moindre faux pas peut nous coûter des mois d’angoisse. Des mois, car les playoffs durent des mois. Évidemment, cela est insupportable à un moment où la livraison 24 heures sur 24 est devenue un droit fondamental. Cependant, une partie du plaisir attend, ô générations impatientes. Jusqu’à un ultime hache qui, en revanche, peut être légendaire (1977, 1981, 1985, 2013 … et, oui, 1993 et ​​2009 aussi).

Nous passons par des «purges» (beaucoup moins que vous ne le dites), mais j’aime ces victoires sans défense, ces buts de sauvegarde, ces trois points inestimables. Il y a aussi des hits amusants et faciles qui vous donnent un peu de répit. L’essentiel est le voyage à la fin des voyages, le billet pour la phase finale. Pas seulement une obligation contractuelle, mais une promesse (surtout de vivre des maux similaires en phase de groupes).

Il faut avoir vécu une terrible Andorre-France en 1999, qui a failli exclure l’équipe de France de l’Eurocup qui allait gagner, pour comprendre que l’émotion n’est pas dans la beauté du jeu, mais dans sa dureté., En souffrance. , le spectre de la non-notation. Ceux qui n’en ont jamais rencontré ne savent pas que leurs exigences sur les spectacles sont celles d’enfants gâtés.

Le spectacle est le modèle économique des championnats, regardez avec eux. Le « plan de match » est le travail des super entraîneurs des super clubs avec leurs super atouts et des centaines de sessions par saison pour le comprendre. Nous pouvons toujours faire mieux, mais cela en vaut-il la peine? Est-ce là le problème? L’objectif premier n’est-il pas de former une équipe, de faire une équipe qui puisse aussi affronter les horreurs du tournoi à venir?

Le football ici est toujours un sport ingrat, dans lequel vous ne pouvez pas acheter votre supériorité. Les éliminatoires sont une sale guerre, une guerre que vous ne gagnez jamais, mais vous devez sortir vivant. Il a peu de héros et nous avons tendance à les oublier, car nous oublions presque tous ces matchs une fois que la place dans les chapeaux du tirage au sort est assurée. Rien de nouveau là-dedans, il est aussi vieux que le classement, et bien meilleur.

Dévaluées et endommagées par la suprématie du football interclubs, les équipes nationales sont devenues des improvisations instables, et les meilleures en théorie sont les plus faibles en pratique. Dans la phase finale aussi, les « petits » peuvent faire beaucoup de dégâts contre le casting de stars qui sont mal motivées, mal préparées et ne sont pas autorisées à jouer un jeu négatif.

Le paradoxe est là: les compétitions par équipes nationales, dénigrées, affaiblies, constituent une sorte de refuge contre les dangers sportifs, un antidote au football de Super League, un espace presque désintéressé vis-à-vis des «paris» qui régissent les compétitions de clubs. Ce n’est pas aux consommateurs d’évaluer le service. C’est pourquoi nous l’aimons aussi. Playoffs inclus.

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