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Football: Ligue des champions, réforme du plus fort

Football: Ligue des champions, réforme du plus fort

Barcelone-PSG, c’est le plus gros match des huitièmes de finale de Ligue des champions qui débute ce mardi 16 février. Sixième confrontation en seize ans, mais avec un souvenir épique lors de la dernière rencontre en mars 2017: l’incroyable « remountada » du club catalan (6-1 après avoir perdu 0-4 au match aller). Même sans les stars du PSG blessées Neymar et Angel Di Maria, la formation est tentante.

Et c’est ce genre de spectacle que l’UEFA entend multiplier d’ici 2024. Le mois prochain, l’instance dirigeante du football européen devrait faire voter ses membres sur une réforme de la Ligue des champions qui souscrive de plus en plus de partis et donc de cash. Une motivation qui ne vient de nulle part. Cette réforme n’est que le dernier avatar d’une volonté marquée depuis vingt ans par les géants du football continental: limiter l’incertitude sportive et assurer un maximum de bénéfices.

Sous la menace d’une « Super League »

Sous la menace d'une "Super League"

Votre idéal, exprimé à la fin des années 1990? Une «Super League» privée et fermée, où les grands clubs des nations phares se réunissaient pour gérer leur petite boutique. Turin Juventus, Bayern Munich, Real Madrid et Manchester United sont les plus fervents adeptes de cette formule. Ceci pourrez vous intéresser : Lionel Messi, signification historique et impact d'un rouge sans précédent. Ses promoteurs le secoueront au fil des années sous le nez d’une UEFA de peur d’être dépouillé de son autorité et de son trésor.

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Pour éviter le schisme, l’UEFA réformera périodiquement sa Ligue des champions, en 2003, 2008, 2016, et toujours dans le même sens, en favorisant les grands clubs. Au départ, la réforme de 2024 était censée confirmer la tendance. Début 2019, le plan a porté le nombre de matches de groupe de 96 à 224 et a garanti à 24 des 32 équipes le droit de participer automatiquement à la compétition l’année suivante. En d’autres termes, presque une ligue fermée.

Un tollé des ligues nationales, qui craignaient pour l’intérêt de leurs championnats, a conduit l’UEFA à réviser leur copie. Mais pour les grands clubs, il s’agissait de ne pas laisser tomber la pression. La pandémie de 2020 a renforcé leur résolution. Face aux blessés, les géants du football doivent assurer leurs arrières.

Alors les voilà, réactivant leur Super League. À l’automne 2020, son projet a «fui» dans la presse anglo-saxonne. Un championnat de 20 clubs, dont 15 permanents et 5 invités, et un jackpot garanti de 350 millions d’euros pour les six premiers, 2,5 fois plus que ce que la Ligue des champions propose aujourd’hui à ses finalistes.

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Face à la menace, les autorités du football sortent le canon. Pour la première fois, la Fédération internationale (FIFA) et ses confédérations constituantes, dont l’UEFA, réagissent ensemble « à la suite des récentes spéculations rapportées par les médias ». Dans un communiqué de presse publié le 21 janvier 2021, ils ont souligné que tout club ou joueur participant à la Super League « se verra refuser le droit de participer à toute compétition organisée par la FIFA ou sa confédération ».

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Les championnats nationaux ont également poussé

Le bâton d’un côté, la carotte de l’autre. La formule révisée de la réforme de la Ligue des champions (lire ci-dessous), en multipliant les matches (180 au lieu de 96 dans la première phase) et en offrant la possibilité à certains clubs d’un barrage basé sur leurs points cumulés par l’UEFA et non grâce à son classement national, il sape l’idée traditionnelle d’équité sportive et de méritocratie. Voir l'article : Football: mi-saison, il est temps de faire le point au MHSC. La marginalisation de la Super League mérite bien quelques concessions.

À quelle distance ? C’est l’une des questions qui subsistent. La multiplication des jeux européens aura inévitablement un impact sur les championnats nationaux. Il n’est donc pas surprenant de voir des plans visant à réduire le nombre de clubs dans les ligues nationales et à alléger les horaires.

Le gâteau de ses droits télévisuels érodé par l’affaire Mediapro, la Ligue 1 envisage de passer de 20 à 18 ou 16 clubs. En Angleterre, un projet «Big Picture» visant à passer de la Premier League à 18 clubs est récemment sorti du bois. Il est géré par l’américain Fenway Sports Group, propriétaire de Liverpool, et soutenu par la riche famille Glazer, propriétaire de Manchester United.

Le mouvement est également encouragé depuis plus d’un an par Andrea Agnelli, président de la Juventus et de l’European Club Association (ECA), fervent partisan de la Super League. «Il faut proposer aux jeunes des compétitions passionnantes», a-t-il défendu fin janvier. Et cela, bien sûr, est une affaire d’adulte.

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Une formule de « plus »

La nouvelle formule de la Ligue des champions devrait impliquer plus de clubs – 36 contre 32 aujourd’hui. A voir aussi : Football : Montpellier Hérault s'incline sur sa pelouse face à Monaco (2-3). Ils ne seraient plus divisés en groupes mais unis dans une sorte de ligue incomplète, chaque équipe disputant dix matchs contre dix équipes différentes (cinq à domicile, cinq à l’extérieur). Cette première phase compte donc plus de matchs (180 contre 96 aujourd’hui).

Les 8 premiers du classement sont classés en huitièmes de finale, où ils sont rejoints par les vainqueurs des tours de qualification organisés entre ceux qui terminent entre la 9e et la 24e place. Cette formule sécurise également plus de clubs français, la France remportant un match de qualification avec trois clubs de départ, plus un qui doit passer par le tour préliminaire.

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