Football: mi-saison, il est temps de faire le point au MHSC – clicfoot

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Football: mi-saison, il est temps de faire le point au MHSC

Football: mi-saison, il est temps de faire le point au MHSC

Montpellier Hérault a conclu le match aller samedi 9 janvier face à Nantes (1-1). Première évaluation.

Dimanche 10 janvier au matin, Michel Der Zakarian a pris son téléphone. Il a rejoint notre confrère de France Bleu Hérault et s'est excusé de s'être un peu emporté la veille à l'issue de la conférence de presse MHSC – Nantes (1-1). Sa colère s'était focalisée sur la remise en cause de ses choix de remplaçants (non) offensifs en fin de match. La question était pertinente, non l'explosion, mais elle devait encore être reconnue. Et faire amende honorable, ce qui fait honneur à un coach dont les valeurs humaines ne faisaient aucun doute.

Mais cet épisode reflète la situation et la frustration d'un MHSC entre deux présidents à l'issue des matches aller: d'une part, l'aspect comptable, avec une 8e place et 28 points au compteur, 2e meilleur total du mandat de Der Zak 'à ce stade de la saison après 2018-19 (30); et de l'autre, un milieu de championnat s'est terminé en queue de poisson, avec cinq matches sans succès et trop de buts encaissés (16 lors des 7 dernières rencontres).

Cinq mois d'ascenseur émotionnel

Cinq mois d'ascenseur émotionnel

Une situation comme cinq mois de hauts et de bas: flashy en septembre (10 points sur 12 possibles), déprimé en octobre avec notamment le derby (1/9), étonnant en novembre et enfin en mouvement (12/12), puis s'est replié en décembre et début janvier (5/21), face aux grands noms (PSG, Lille, OM) et à La Mosson, où il n'a pas gagné depuis quatre matches. Voir l'article : Vincent Ponsot, PDG du football de l'OL, sur les salaires des clubs: «Des raisons de cohérence ....

Coupé en deux, le MHSC est également dans son jeu, tiraillé entre sa volonté de faire parler un potentiel offensif de très haut niveau, symbolisé par le doublet Delort-Laborde, et la nécessité de protéger ses cages. Cœur et raison.

Clef de voûte du système Der Zak 'depuis son arrivée en 2017, l'équilibre défensif s'est brisé (32 buts encaissés contre 33 sur toute la saison 2017-18). Un sacrifice moins sur l'autel du système à quatre dos que sur celui des «profils» (Baills), avec plus de maniabilité que des cercles de grattage (Ferri, Chotard, Savanier, Mollet ou encore Dolly). Sans oublier les latéraux beaucoup plus portés, Sambia et Ristic ayant pris le pas sur Souquet et Oyongo.

Le jeu a bénéficié de cette philosophie, avec des hauteurs de football-fun. Le staff et les joueurs nous rappellent constamment que ce n'était pas incompatible avec la solidité, citant les succès à Saint-Etienne (0-1) et à Bordeaux (0-2). Mais lorsque les adversaires ont fait preuve d'autres qualités offensives, tactiques et humaines, les limites ont émergé.

Trois semaines brûlantes

Les limites du banc en particulier. Voir l'article : Football et Union européenne, passé troublé, avenir fructueux?. L'avènement de Mavididi a donc mathématiquement plumé les alternatives du côté offensif où Skuletic et Wahi n'ont rien ou tout à prouver.

Dans ce contexte, Montpellier, brillant inconstant, est à la croisée des chemins. Aux portes à la fois d'une Europe à cinq points (Rennes, Monaco) et d'un ventre mou à ses basques. Avec des points chauds à gérer: l'extension de son entraîneur et le mercato hivernal, dans le sens des arrivées (défenseur?) Comme des départs (Laborde?). Peut-être leur issue dépendra-t-elle de son comportement au cours des trois prochaines semaines torrides (Monaco, Paris et Lens). Et vers le haut ou vers le bas en mai.

Message de Maxime Raynaud: "Matinée orpheline"

Parfois, il faut être confronté à l'absence pour vraiment apprécier son importance. Depuis trois jours, L'Équipe n'apparaît plus. Lire aussi : Guy Martin, une vie marquée par le football. Face à la menace de suppression de 36 postes, la rédaction du quotidien sportif s'est mise en grève.

Samedi, nos confrères avaient déserté les tribunes des stades de Ligue 1 pour une bonne cause. Leurs chaises vides comme des poings levés. Après Stéphane Guy, éjecté de Football Circus et de Canal + pour le soutien à l'humoriste et acteur Sébastien Thoen, après les salariés de Téléfoot, l'ajustement des variables des marionnettistes de Mediapro, 2021 joue donc les prolongations du mauvais temps dans la presse sportive aussi.

Nous vivons toujours à une époque pas si drôle. Et pas seulement parce que des boules bizarres avec des mâchoires de buffle sur la tête font trembler le monde. Après des mois de privation, la matinée est également devenue orpheline depuis trois jours. Il ne reste plus qu'une chose à faire, attendez. Comme nos collègues de L'Équipe.

Sources :

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