Football: on vous parle de l’attaque de plusieurs dizaines de supporters contre le centre d’entraînement de – clicfoot

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Football: on vous parle de l’attaque de plusieurs dizaines de supporters contre le centre d’entraînement de

Football: on vous parle de l'attaque de plusieurs dizaines de supporters contre le centre d'entraînement de

« Il aurait pu y avoir une tragédie », a déclaré samedi soir le président du club marseillais Jacques-Henri Eyraud. Beaucoup de dégâts sont à déplorer. Dimanche matin, dix-huit personnes restaient en garde à vue.

« Je suis abasourdi et triste. » Dans une interview accordée à France 2 dimanche 31 janvier, Bernard Tapie ne cache pas sa déception. A la suite des graves incidents survenus au centre d’entraînement de l’Olympique de Marseille, qui ont provoqué le report du match initialement prévu à 21 heures contre Rennes, l’ancien président du club a attaqué les supporters en Provence.Pillé une partie des locaux de son équipe préférée. «Sa frustration et cette colère, vous comprenez, mais vous ne pouvez pas l’accepter de cette façon. Ce n’est pas possible», écrit-il. Avant de demander à la direction actuelle du club marseillais « d’écouter » la colère des supporters, et de préciser, à Laurent Delahousse sur France 2: « Un peu de modestie [de la part des dirigeants], et un peu plus d’écoute, ça ne ferait pas de mal. « 

Pour mieux comprendre à quoi fait référence Bernard Tapie, franceinfo a choisi de revenir en quatre actes sur une journée qui a plongé l’OM dans une crise sans précédent.

Prélude: avant l’attaque, la colère grandit parmi les fans

Prélude: avant l'attaque, la colère grandit parmi les fans

La colère des supporters de l’Olympique de Marseille ne vient pas de nulle part. Excités par la reprise du club par l’Américain Frank McCourt et la nomination du président Jacques-Henri Eyraud à l’automne 2016, de nombreux supporters ont finalement été déçus par le bilan sportif de l’OM. Voir l'article : Quint-Fonsegrives. Une équipe féminine au club de football. Contrairement à l’objectif affiché par l’actionnaire à son arrivée pour «rivaliser directement avec le PSG», le club marseillais a réussi à se qualifier pour la Ligue des champions dès la saison 2020-2021.

Couplés à la plus prestigieuse des compétitions européennes, dont ils sont les seuls vainqueurs en France à ce jour, les Olympiens ont mal fait en Ligue des champions. Avant de finalement battre l’Olympiakos en décembre, l’OM a même réussi à décrocher le triste record du club pour la plus longue série de revers consécutifs de la compétition.

Sur la scène nationale, la situation de l’OM n’est pas meilleure. A un moment donné de la lutte pour les premières places du championnat, les Marseillais viennent de subir trois défaites consécutives. Privés d’un stade par la pandémie de Covid-19, les supporters manifestent leur colère dans un stade vélodrome vide.

« Ne le donnez pas, respectez-le » « Mouillez-le ou cassez-le »

« Vous nous embarrassez » « Vous êtes dégoûtant »

Dans un stade vide, l’accueil est plus froid que jamais au Vélodrome avant #OMRCL. Les fans s’attendent à un éclat de fierté très rapide. #OM pic.twitter.com/ByftGZPjdb

En dehors du terrain, la situation n’est pas meilleure. Les médias sportifs font écho à une bagarre entre Florian Thauvin et Dimitri Payet, deux des stars de l’équipe, tandis que l’entraîneur André Villas-Boas annonce son départ plusieurs mois avant la fin de la saison, faisant allusion à la fin de l’exercice libre. Jacques-Henri Eyraud n’est pas en reste: dans un extrait d’une vidéoconférence tenue en décembre, il juge préjudiciable à la société de l’OM d’avoir trop de Marseillais ou de supporters du club. Ce qui a provoqué la colère de nombreux adeptes contre lui.

Acte 1: les supporters se rassemblent et inonder la ville de banderoles hostiles à l’administration

La réception à Rennes, samedi à 21h, permet à des groupes de supporters marseillais d’exprimer leur colère. « Les Parisiens, break », « Les Olympiens vous détestent », « Direction, c’est la fin », ou « JHE [Jacques-Henri Eyraud, le président du club], Marseille vous vomit » … De nombreuses bannières particulièrement vengeantes sont Ils s’installent sur les ponts autoroutiers, les ronds-points ou même sur la Corniche surplombant la Méditerranée.

Propagande légitime après tant de mauvaises décisions … pic.twitter.com/XAWjNBkTBq

Mais les fans ont décidé de ne pas y rester. L’Equipe rapporte que les différents groupes se sont mis d’accord pour le début d’une manifestation devant le centre d’entraînement du club lors d’une réunion tenue mardi. Le journal sportif ajoute que le leader des Winners of the South, le plus grand groupe de supporters avec 7.000 adhérents, a appelé ce vendredi sur les réseaux sociaux « tous ceux qui s’inquiètent de la situation désastreuse » de l’OM à se rendre le lendemain au local de son association pour une « grosse surprise » destinée à « ramener le club à Marseille ».

Acte 2: des centaines de partisans manifestent puis entrent dans le commandement

Les fans les plus excités passent à l’action en début d’après-midi. Arrivés en procession derrière une immense banderole lisant «Cassez-vous» et portant des drapeaux «Leaders out», quelque 300 supporters se sont rassemblés devant les portes du centre de formation de La Commanderie, installé au milieu d’une traverse. Sinueuse et étroite dans le 12e arrondissement, à l’est de Marseille.

#JHEOUT pic.twitter.com/CQyiWzfeEq

Plus tard, certains des manifestants ont déclenché des pétards, des feux d’artifice et des bombes fumigènes. Et jetez-les au-delà des murs d’enceinte, mettant le feu à plusieurs arbres. En passant par des champs appartenant à une communauté religieuse, un groupe de plusieurs dizaines de personnes est alors entré dans le centre « y compris le bâtiment du groupe professionnel », selon l’OM.

Les adeptes de l’OM sont entrés dans le centre de formation! #EyraudDemission #OM #TeamOM pic.twitter.com/7A5hp9O3Er

Là, ils auraient dégradé l’intérieur des locaux et jeté des pierres sur le bus des joueurs. Certains joueurs, accompagnés du sélectionneur André Villas-Boas, tentent de faire entendre raison aux supporters les plus virulents, en vain: le coach marseillais est attaqué avec des bouteilles d’eau, et le défenseur Álvaro González a même été légèrement touché par un projectile, informe L’Equipe . Ce dernier a ensuite posté un message sur son compte Twitter pour rassurer les fans sur son état de santé.

Devant les supporters se trouvent les membres de la sécurité du club, soutenus par des policiers venus en renfort après avoir été prévenus d’une éventuelle manifestation, ajoute le journal sportif. Vingt-cinq arrestations ont été effectuées parmi des sympathisants et sept policiers ont été légèrement blessés. Le calme revient en milieu d’après-midi, et seuls d’innombrables morceaux de pétards, quelques graffitis contre la direction du club et trois cyprès calcinés devant la porte d’entrée témoignent de l’intensité du coup d’État des supporters olympiques.

Acte 3: la LFP annonce le report du match

L’OM a contacté la Ligue professionnelle de football vers 16 heures. faire le point sur la situation. Le club marseillais assure que ses joueurs sont choqués par les événements vécus au centre de formation, et la LFP annonce enfin peu avant 18 heures le report du match à une date ultérieure, ce que le Stade rennais accepte.

Les épreuves se déroulant avant le match et en dehors du stade Vélodrome, l’Olympique de Marseille ne court le risque d’aucune sanction administrative, écrit L’Equipe. Dimanche matin, nous ne savions toujours pas quand le match serait rejoué.

Acte 4: l’OM compare l’attaque de son centre d’entraînement à celle du Capitole

Du côté de l’OM, ​​la réaction est catégorique. «C’est un étonnement pour nous tous, employés, staff, joueurs. Nous ne nous attendions pas à voir toute cette horde sauvage entrer et tout détruire. Je pense que nous avons aussi évité le pire. Ce que j’ai vu est terrifiant, très effrayé. une tragédie aurait pu arriver », a déclaré dans l’après-midi le président du club marseillais Jacques-Henri Eyraud, interrogé sur Canal +.

Quelques minutes plus tôt, son club avait publié un communiqué dénonçant une « attaque inacceptable » et « une flambée de violences injustifiables », tout en annonçant la présentation de plusieurs plaintes à venir. Dimanche matin, 18 personnes étaient toujours en détention.

« Des vols ont été commis et des véhicules ont été endommagés … Les dégâts à l’intérieur des bâtiments s’élèvent à plusieurs centaines de milliers d’euros. »

Communiqué de presse de l’Olympique de Marseille

L’homme d’affaires américain Frank McCourt, propriétaire de l’OM, ​​a pour sa part dénoncé dimanche les agissements de «petits groupes de voyous», avant de réaffirmer son «engagement auprès de l’OM et du peuple marseillais». Dans son communiqué publié sur le site Internet de l’OM, ​​il compare les incidents de samedi à ceux survenus début janvier au Capitole à Washington, lors de la fin du mandat du président américain Donald Trump.

Ce qui s’est passé il y a quelques semaines à Washington DC et ce qui s’est passé hier à Marseille suit une logique similaire: certaines sources alimentent une explosion d’opinions, d’invectives et de menaces qui se sont amplifiées sur les réseaux sociaux, créant les conditions qui conduisent à la violence et au chaos. « , a déclaré le propriétaire de l’OM.

En tout cas, la semaine prochaine s’annonce mouvementée. Outre les fortes tensions autour du club, le prochain match programmé au Vélodrome, dimanche 7 février, est l’affrontement contre l’éternel rival: le Paris SG.

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