Mehdi Mostefa: « Le football est avant tout des émotions » – clicfoot

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Mehdi Mostefa: « Le football est avant tout des émotions »

Mehdi Mostefa: "Le football est avant tout des émotions"

Après de longues semaines de pause, l’ASB reprendra la compétition le 13 mars. Une reprise que le capitaine de Béziers et ses coéquipiers ont saluée avec grand soulagement.

Comment avez-vous reçu l’annonce du retour à la compétition?

Nous l’attendions. Il y a eu des rumeurs ces derniers jours. Lorsque la rediffusion a été officialisée, nous étions vraiment heureux. Avoir une date, un objectif précis, est un vrai soulagement. J’espère aussi que les fans auront également une chance de s’améliorer. Comme nous, ils sont passionnés, je sais à quel point le football compte pour eux.

En tant qu’athlète d’élite, nous imaginons que les derniers mois ont été difficiles.

Oui, c’était difficile. Heureusement, nous nous entraînions tous les jours, c’était un moindre mal. Ensuite, le football est surtout une question d’émotions, positives ou négatives. Lorsque vous commencez à pratiquer ce sport, c’est aussi face à un adversaire, ayant un objectif commun avec vos coéquipiers. Émotions, vous ne les avez que dans cette adversité. L’essence du football est la compétition. Nous manquions des bases.

Selon vous, la coupe était-elle plus difficile pour les jeunes ou les plus expérimentés?

Je ne sais pas. D’autant plus que je me considère jeune dans ma tête (rires). Comme je l’ai déjà dit, j’aime la compétition. J’ai besoin de ressentir cette montée d’adrénaline chaque week-end. Pour les plus jeunes, bien sûr, il doit y avoir beaucoup de frustration. Ils veulent le montrer, montrer leur niveau à leur club et aux autres.

Quelles seront les clés de cette reprise?

Je pense que nous allons augmenter le rythme de l’entraînement même si nous nous entraînons déjà tous les jours. Ce qui va être important, c’est de revenir sur de longues distances, même si nous l’avons fait un peu vers la fin. Quand vous faites un sept contre sept, c’est différent de la réalité du grand terrain. Il va falloir trouver le rythme, les ingrédients nécessaires à une grande opposition. Mon entretien avec les garçons sera simple, un nouveau championnat est sur le point de commencer. Bien entendu, il faudra utiliser ce qui a été fait au cours des premières semaines. Pendant que nous nous disons que nous allons lancer une nouvelle compétition.

Avec, pour cette fin de saison, une formule avec play-offs. Que penses-tu ?

Je pense que ce n’est pas mal du tout. Je crois fermement que dans les prochaines années, s’il réussit, nous reviendrons sur ce modèle, qui apporte un peu plus d’enthousiasme et de défi. C’est la possibilité de vivre la finale, d’avoir des matchs au couteau. J’avais déjà vécu ça à Chypre, c’était vraiment intéressant.

Nous connaissons votre affection pour Gérard Rocquet. Trouver Nacional sera le grand objectif des semaines à venir, pour lui et pour le club.

Absolument. Avec le président, c’est une histoire qui commence à durer. J’apprends à le connaître d’année en année. C’est un homme intègre, droit, qui tient ses engagements. Les gens comme Gérard sont de plus en plus rares dans le football. Malgré sa promotion en Ligue 2, il a gardé ce côté amateur, au sens positif du terme, cette dimension familiale. Certains devraient s’en inspirer, il est important de garder cet état d’esprit. Je suis convaincu qu’un jour il nous sourira.

Vous avez maintenant 37 ans, cette période vous a-t-elle donné envie d’arrêter de fumer?

Non, bien au contraire. J’ai toujours dit que tant que je suis en forme et que je peux pousser les enfants, je continuerai. Le jour où un jeune homme me secoue et me dit « allez coco, c’est la fin pour toi, c’est moi maintenant », ce sera à moi de me séparer de moi. Aujourd’hui, les jeunes m’émeuvent de temps en temps, mais moi aussi. Tant que j’ai cet état d’esprit et que la physicalité continue, je ne m’arrêterai pas. Quand je vois l’exemple de Vitorino (Hilton) à Montpellier, c’est tout simplement fantastique. Bien qu’il ait joué un peu moins cette saison, il a toujours un état d’esprit impeccable. Contre Lyon, c’était énorme alors qu’il n’avait pas joué longtemps auparavant. Je suis sûr qu’il a redoublé d’efforts pour gagner du temps de jeu. Quand tu es un concurrent à 30 ans, tu as 43 ans. Quand on l’appelle, il a la banane et amène les autres avec lui. Vito, c’est un exemple.

Un mot aussi sur Gilles Cioni, son ami, grièvement blessé au Sporting Club de Bastia, son ancien club.

Gilles, c’est un ami. C’est un gars formidable sur et en dehors du terrain. Je pense beaucoup à lui, il est l’âme du Sporting. Dernièrement, il n’a pas été épargné de blessures, j’espère qu’il se rétablira bientôt. Dans ces situations, j’ai toujours l’habitude de cacher le positif. Je pense que cela donnera à l’équipe encore plus de matériel, encore plus de force pour monter. J’espère que SCB reviendra au plus haut niveau dès que possible, ils le méritent.

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